It's not everyday that you get to see a bird for the first time. It may not be a spectacular bird, but that very first time always brings on a special emotion. Like you just met someone new. I have seen a lot of birds when birdwatching in the Eastern Townships of Quebec, some years ago. But even back then I had never seen this little fellow. It is a Eastern Phoebe (sayornis phoebe). And it eats bugs like crazy. Just sitting there waiting for them. It is not very big, and it is very nervous, flicking it's tail even when perched on a tree branch. And here is it's call. And some singing. How can we not fall for these little creatures ?
Ce n'est pas tous les jours qu'on voit et qu'on observe une espèce d'oiseau pour la toute première fois. C'est quelque chose qui m'est arrivé très souvent il y a quelques années, pendant une période d'ornithologie amateure un peu plus active dans les Cantons de l'Est, au Québec. Même lorsqu''il s'agit d'un oiseau qui n'a en apparence rien de bien spectaculaire, il y a toujours une émotion toutes spéciale quand on le voit pour la première fois, et assez longuement pour l'identifier. C'est comme si on venait de faire une rencontre. Il s'agissait aujourd'hui du moucherolle phébi (sayornis phoebe). Un petit oiseau nerveux qui agite la queue sans cesse, même lorsqu'il est à attendre perché sur une branche les insectes dont il fait une grande consommation. Et voici son cri.
Et quelques chants.
Comment ne pas craquer pour eux ? Maintenant que je l'ai vu, bel et bien vu, et que je peux associer le cri à l'oiseau, quand je l'entenderai pousser son cri, caché dans le gros cèdre à côté de la véranda, je pourrai me représenter son petit air sérieux et concentré.
Le moucherolle phébi a fait irruption dans mon champs de vision alors que j'étais à lire ces vers que je ne peux m'empêcher de vous livrer :
Ce qui est dans les choses
est un précis du temps
L'air qui les entoure
a la blanche persuasion
des îles. Mais ce qui est
devant nous est sans mesure
un monde en suspens
en des berceaux transparents.Heather Dohollau
[Le point de rosée, (p.16),
éditions Folle Avoine.]
Ce fut donc un moment de grâce. De lire ces vers. Et de rencontrer le moucherolle. Assise face à un lac, devant quelques collines, pendant une éclaircie de fin d'après-midi d'une journée parfaite de la presque fin du printemps.

