Je les attends tout l'été. Je les épie. Il y en aura beaucoup ? Suffisamment pour les oiseaux et les humains ? Je les observe mûrir ces mûres exquises et tant attendues. Jour après jour. L'été sera-t-il trop frais ? Trop chaud. Certains étés, la saison chaude n'est pas assez longue sous ses latitudes pour que les fruits mûrissent avant les premières gelées, et parfois, tout est perdu sans que nous ayons gouté une seule baie. Mais quand la saison est parfaite, jours chauds, nuit fraîches, les petits fruits sont mûrs, gorgés, et la récolte est abondante. On a que quelques jours pour les cueillir, rarement plus d'une semaine. Et au prix de se déchirer les doigts sur ces buissons épineux, on remplis des 'vaisseaux' comme disait ma grand-mère, des récipients, à ras bord, et on revient les mains toutes tachées et le bec sucré : c'est la fête. On en fait des muffins, on en garni des tartelettes au fromage, ou de la crème glacée. Ou, mieux encore, on les mange nature. Oui, parfois, certains jours, le bonheur est fait de choses simples.
Ici, dans toute sa splendeur, une petite partie de la cueillette de 2005.
I long for them all summer. I go spy on them. Will there be enough ? Enough for both birds and humans ? And I watch them rippen slowly, every other day. Will this summer be too cool ? too short ? And when the blackberries are finally ripe, it is crop time. Hurry, hurry before they are too ripe, or worse, the birds will have eaten them up! Beware not to shred your fingers on those thorns. We fill pots and bowls, and then the great feast starts : cakes, muffins, small cheese tarts, or even better, just have them plain, fresh off the bush. Somedays, happiness is truely found in simple little things.
Here, in all its magnificence, a small portion of last year's crop.