[English text follows]
Descanso
est le mot espagnol pour désigner les mémorials improvisés, en bordure
des routes, à la mémoire des accidentés. Quel serait le terme français ? Il s'agit de
désigner l'endroit où une personne est morte subitement et de façon
innatendue. Il ne s'agit pas de désigner le lieu d'une scépulture, mais
bien le dernier lieu où une personne a été vivante. L'origine du descanso remonte sans doute à une époque où, pour des raisons diverses, les personnes étaient inhumées sur le lieu même de leur décès.
En
août dernier, dans les environs d'Albuquerque au Nouveau-Mexique, un
tel mémorial à fait son apparition, mais il s'agissait non pas d'une
croix, ou de bouquets de fleurs, mais bien d'un 'vélo fantôme' (ghost bike) à la mémoire d'une victime récente, une cycliste. Un petit vidéo* d'une station télé locale nous relate la nouvelle.
Il semble bien que depuis quelques années la culture cycliste ait généré sa propre variante du descanso, tout à la fois rite funéraire et énoncé politique, statement percutant sur la cohabitation vélos et véhicules moteurs...
Il existe un site internet au sujet de ces ghost bikes,
site qui nous apprend leur histoire, les endroits où ils ont fait leur
apparition un peu partout dans le monde, incluant au Canada. On peut
aussi voir de très belles photos noir et blanc de quelques uns de ces
mémorials dans un diaporama produit par le New York Times. Je
n'avais jamais entendu parler de ces mémorials et je les trouve
fascinants. Précisément le caractère fantomatique du vélo tout blanc -
couleur de la mort dans nombre de cultures - qui lui confère une grande
élégance, une sobriété que n'ont pas, il me semble, les fleurs de
plastique et les articles religieux...
[* L'extrait vidéo est en anglais, et il est précédé d'une courte pub, désolée.]
Descanso, the ghost bike...
Descanso is the spanish word I believe to designate road side memorials. Those memorials are not the actual burial site, but the last place on earth someone was alive, place where that person died unexpectedly and abruptly. The origin of such ritual seems to go back to times when, for various reasons, people were buried at the very site of their death.
Last August, near Albuquerque, New Mexico, such a memorial appear one morning. Not a cross, nor the usual plastic flowers but a ghost bike commemorating the death of a cyclist. A local tv station ran a short piece about it.
It seems that bike culture these last few years has created a new variation of the descanso, part ritual and part statement about the bike vs car situation...There is a website about ghost bikes,
their history, and the places where such memorials have happened in the world. You can also see some beautiful b&w pictures of them on a New York Times slide show.I had never heard nor seen ghost bikes until recently. I find them fascinating, haunting visions. Precisely from their ghost like qualities - white being the symbol of death in many cultures - emanates such sober elegance. Something plastic flowers or religious nick nacks don't convey as well...